Il y a un mois environ, l’émission culturelle présentée par Frédéric Taddeï, Ce Soir ou Jamais, s’intéressait aux mangas et à leur « mauvaise réputation » auprès d’une frange de la population. Invités à débattre : d’un côté les critiques « oui, les japonais n’ont rien inventé… Tintin… et le style européen est plus artistique… » de l’autre, deux dessinateurs-créateurs de manga à la française, nourris au Goldorak et au Dragon Ball Z : « appropriation… » quand même on parle d’Ulysse 31, excellente série mais je ne me souviens pas qu’ils l’aient évoquée avec justice.
En effet, je suis sûre que nombre d’enfants, qui ont suivi les aventures du héros mythique transposées dans l’espace et le temps, ont bien plus perçu la poésie de la quête que la violence, la sensualité que le sexe.
Oui, il y a des mangas violents, très violents, oui il y a des mangas pornos et parfois les deux caractéristiques se mêlent.
MAIS, il y a aussi des mangas… comment dire, je n’ai pas envie d’énumérer des adjectifs. Je vais donc schématiser :
Manga = cinéma + animation ou cinéma sous forme d’animation
= VARIETE
Et cette variété existait déjà du temps de Goldorak, il y a Ulysse 31 précité, Princesse Sarah, Olive et Tom, Gigi, Cat’s Eyes… Tous de l’animation destinée à un jeune public mais faisant déjà preuve de diversité.
Cette fraîcheur se retrouve sur grand écran avec Chihiro, Mon voisin Totoro, etc… A l’instar de Tintin, je pense que ces films d’animation, dont je viens de donner deux exemples, s’adresse aux petits comme aux grands et avec autant de sensibilités et d’interprétations possibles, rarement de la niaiserie.
Alors, vous me direz, la critique visait les mangas pour adulte. Et moi de vous rétorquer: Ghost In The Shell, Princesse Mononoké, Le Tombeau des Lucioles que je place volontairement dans les films d’animation japonaise pour ados et adultes.
Pour ceux qui connaissent ou qui auront la curiosité de visionner Ghost In The Shell, attardez-vous sur le passage de la plongée, quand l’héroïne remonte à la surface, observez le travail d’animation, les gouttes d’eau sur le masque, l’image déformée du ciel. L’artistique se niche dans ces petits détails ! Le Tombeau des Lucioles, film très réaliste (encore un reproche qui se voit anéanti) sur les victimes collatérales de la guerre, est aussi un pur chef-d’œuvre. Des sujets fantastiques ou réalistes, des styles propres à chaque réalisateurs… du Cinéma simplement.
Je ne fais qu’effleurer l’immensité des sensations et réflexions inspirées par ces Mangas. Je demande juste un peu d’ouverture d’esprit…
Ghost in the Shell, une évolution compromise ou sauvée? |