| vendredi 09 février 2007, a 01:52 |
| En haut, en bas... |
On nous en sert à toutes les sauces, dans tous les domaines mais quelle est leur utilité ?
Je veux parler des fameux sondages. Avez-vous vu ce reportage (encore un) qui nous expliquait comment nous étions choisi pour subir un questionnaire téléphonique ? Tranche d’âge, proportion homme/femme, profession, etc… et quel questionnaire !
Personnellement, ça m’a rappelé un pseudo-test consommation que j’avais fait il y a quelques années. Je passais régulièrement dans cette rue de Toulouse, deux femmes, chemises en carton dans une main et stylo de l’autre m’avaient abordée : « Voulez-vous répondre… ? » et bien souvent, j’avais répondu, car je réponds quand même quoi qu’il arrive : « Je n’ai pas le temps, désolée. ». Mais cette fois-là, je m’étais arrêtée et, après quelques questions visant à identifier ma catégorie, elles m’avaient conduite dans une salle où était reconstitué un mini-supermarché ! Je crois qu’on m’avait demandé de chercher tels articles et, à la fin de mon petit tour, j’ai eu droit à une récompense, trois boîtes de chocolat aromatisé qu’il me fallait goûter. En fait, c’est ma famille qui y a goûté, je suis chocolat nature pour ma part. Deux semaines plus tard, on me contacte, par téléphone, pour recueillir mes impressions, mes improvisations donc… Pendant près d’un quart d’heure, j’ai fait preuve de patience pour répondre à une liste interminable de questions fort similaires aux réponses disponibles tout aussi similaires. Vous imaginez bien que mes choix ne pouvaient être que linéaires. Au moins, les véritables goûteurs auront-ils eu le plaisir du chocolat sans l’ennui du marketing.
Revenons au reportage évoqué initialement. Il semble que les questions des sondages politiques (car il s’agit de ceux qui préoccupent le plus les sondeurs et qui sont les plus demandés en ce moment) soient aussi rébarbatives que celles pour mes chocolats, la récompense en moins ! et qui dit questions rébarbatives, dit réponses désabusées, énervées voire fantaisistes (autant s’amuser). Alors quel crédit pour ces sondages ? M. Sondage nous explique même que les chiffres sont retravaillés, ils ont bien perçu qu’il y a des petits plaisantins parmi nous ou serait-ce un manque de confiance, nous sommes si soupe au lait. Et, en plus, à un moment t, les chiffres de M. Sondage n°2 contredisent M. Sondage n°1 ! Manque de bol, que faire ? Messieurs les journalistes nous mettent en garde sauf qu’ils sont les commanditaires de ces enquêtes ; j’ai manqué un chapitre non ?
Bref, tout le monde est d’accord, les sondages ne sont pas fiables. Mais quand bien même le seraient-ils, je vous pose la question :
A QUOI SERVENT-ILS ?
Pourquoi savoir ce que pensent les autres ?
Le vote ne doit-il pas se faire en son âme et conscience ?
Tiens, ça me fait penser au discours des hommes/femmes politiques qui demandent à messieurs Sondage N°1 et 2 quelles sont les préoccupations des français et quelles sont leurs solutions aussi.
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